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Ce que risque réellement un vendeur ou un bailleur en cas de diagnostic manquant ou faux

Checklist · Mis à jour le 2026-09-27 · La Roche-sur-Yon (85) · par VeraDiag

Annulation de la vente ou du bail : le risque principal

Un diagnostic manquant ou faux expose le vendeur ou le bailleur à une annulation de la transaction. Pour la vente, si le dossier de diagnostic technique (DDT) n'est pas joint à la promesse de vente ou à l'acte de vente, l'acquéreur peut demander l'annulation de la vente devant le tribunal. Source officielle

En location, le bailleur doit annexer le DDT au bail au moment de la signature. Si ce dossier est absent ou incomplet, le locataire peut saisir le tribunal pour demander la nullité du bail ou une réduction du loyer. Les textes officiels précisent que la responsabilité du propriétaire peut être engagée s'il ne transmet pas volontairement l'état des risques ou s'il mentionne de fausses informations dans l'annonce de location pour induire le futur locataire en erreur. Le locataire peut alors faire un recours auprès du tribunal pour demander l'annulation du bail ou une réduction du prix du loyer.

Il est donc essentiel de fournir un DDT complet et à jour. Un diagnostic manquant sur un point clé (comme le DPE ou le CREP) peut suffire à remettre en cause la validité de la vente ou du bail. Le vendeur ou bailleur doit conserver une copie du DDT remis pour prouver qu'il a bien été fourni.

Source : service-public.gouv.fr

  • Vérifier la liste des diagnostics obligatoires
    Consultez la liste officielle des diagnostics pour la vente ou la location. Pour une maison, le DPE est obligatoire si la surface est ≥ 50 m², le CREP si construite avant 1949, l'amiante si permis avant juillet 1997, etc. Pour un appartement, les obligations sont similaires. Si un diagnostic est manquant, le tribunal peut annuler la vente ou le bail.
  • Faire réaliser les diagnostics par un professionnel certifié
    Les diagnostics doivent être réalisés par un diagnostiqueur certifié avant la mise en vente ou en location. Seuls l'état des risques et le diagnostic bruit peuvent être établis par le propriétaire. Un diagnostic non certifié peut être considéré comme inexistant et engager votre responsabilité.
  • Constituer le dossier de diagnostic technique (DDT)
    Regroupez tous les diagnostics dans un DDT. En vente, joignez-le à la promesse de vente ou à l'acte de vente. En location, annexez-le au bail. Si le DDT est absent, l'acquéreur ou le locataire peut demander l'annulation de la transaction.
  • Vérifier la date de validité des diagnostics
    L'état des risques doit être établi depuis moins de 6 mois lors de la première visite. Les autres diagnostics ont des durées de validité variables (DPE : 10 ans, CREP : 6 ans, etc.). Un diagnostic périmé peut entraîner la nullité de la vente ou du bail.
  • Actualiser les diagnostics si nécessaire
    Si les informations contenues dans un diagnostic ne sont plus exactes à la date de signature, actualisez-le. Par exemple, si des travaux ont modifié l'installation électrique, un nouvel état de l'installation électrique est nécessaire. Un diagnostic inexact peut entraîner des dommages et intérêts.
  • Conserver une copie du DDT remis
    Conservez une copie du DDT remis à l'acquéreur ou au locataire. Cela vous permet de prouver que vous avez bien fourni les diagnostics. En cas de litige, vous pourrez démontrer votre bonne foi.

Dommages et intérêts pour l'acquéreur ou le locataire

Au-delà de l'annulation, le vendeur ou le bailleur peut être condamné à verser des dommages et intérêts à l'acquéreur ou au locataire. Si un diagnostic est faux ou manquant et que cela cause un préjudice (par exemple, des travaux non prévus ou une dévaluation du bien), la partie lésée peut demander réparation.

Par exemple, si le DPE est erroné et que l'acquéreur découvre après la vente que les performances énergétiques sont bien inférieures, il peut réclamer une indemnisation pour la perte de valeur du bien. De même, si l'état des risques est inexact et que le bien est exposé à un risque non mentionné, le locataire peut demander des dommages et intérêts pour le préjudice subi.

Les textes officiels indiquent que la responsabilité du propriétaire peut être engagée s'il ne transmet pas volontairement l'état des risques ou s'il mentionne de fausses informations. Il est donc crucial de faire réaliser les diagnostics par un diagnostiqueur certifié et de vérifier leur exactitude avant la remise.

Source : service-public.gouv.fr

Obligation de remise en état et de travaux

Un diagnostic manquant ou faux peut entraîner une obligation de remise en état ou de réalisation de travaux à la charge du vendeur ou du bailleur. Si le diagnostic révèle une non-conformité (par exemple, une installation électrique dangereuse ou une présence de plomb), le propriétaire peut être tenu de réaliser les travaux nécessaires pour mettre le bien en conformité.

En cas de vente, si le vendeur a caché un défaut grave (comme une infestation de termites ou un risque d'exposition au plomb), l'acquéreur peut demander la résolution de la vente ou une réduction du prix. Les textes officiels ne précisent pas de délai précis pour ces travaux, mais la jurisprudence montre que le propriétaire peut être condamné à les réaliser sous astreinte.

Pour la location, si le diagnostic révèle un risque pour la santé ou la sécurité du locataire (plomb, amiante, gaz), le bailleur doit effectuer les travaux nécessaires. À défaut, le locataire peut saisir le tribunal pour obtenir une injonction de faire ou une réduction de loyer.

Source : service-public.gouv.fr

Sanctions pénales en cas de fraude avérée

Dans les cas les plus graves, un diagnostic manquant ou faux peut entraîner des sanctions pénales. Si le vendeur ou le bailleur a délibérément fourni de fausses informations ou caché un diagnostic obligatoire pour tromper l'acquéreur ou le locataire, il peut être poursuivi pour escroquerie ou tromperie.

Les textes officiels mentionnent que la responsabilité du propriétaire peut être engagée s'il ne transmet pas volontairement l'état des risques ou s'il mentionne de fausses informations dans l'annonce. Cela peut constituer une infraction pénale passible d'amendes et, dans certains cas, d'emprisonnement.

Par exemple, si un bailleur annonce un logement sans mentionner un risque naturel alors que le bien est situé dans une zone à risque, il peut être poursuivi. Les sanctions peuvent inclure une amende pouvant aller jusqu'à 300 000 € et une peine d'emprisonnement de deux ans. Il est donc impératif de fournir des diagnostics exacts et complets.

Source : service-public.gouv.fr

Nullité du bail ou de la vente : conditions et recours

La nullité de la vente ou du bail peut être prononcée par le tribunal si le diagnostic manquant ou faux a vicié le consentement de l'acquéreur ou du locataire. En vente, si le DDT n'est pas joint à la promesse de vente ou à l'acte de vente, l'acquéreur peut demander l'annulation. De même, en location, si le DDT n'est pas annexé au bail, le locataire peut demander la nullité.

Les textes officiels précisent que le locataire peut faire un recours auprès du tribunal pour demander l'annulation du bail ou une réduction du prix du loyer. Pour la vente, l'acquéreur dispose d'un délai de 5 ans à compter de la signature de l'acte pour agir en nullité.

Il est donc crucial de vérifier que tous les diagnostics obligatoires sont présents et à jour avant la signature. Un diagnostic manquant sur un point essentiel (comme le DPE ou l'amiante) peut suffire à entraîner la nullité de la transaction.

Source : service-public.gouv.fr

Exemple hypothétique : un DPE erroné en location

Prenons un exemple hypothétique : un bailleur à La Roche-sur-Yon loue un appartement avec un DPE indiquant une classe énergétique C. Après la signature du bail, le locataire découvre que le DPE est faux et que la classe réelle est F. Le locataire peut alors saisir le tribunal pour demander une réduction du loyer ou l'annulation du bail.

Les textes officiels indiquent que la responsabilité du propriétaire peut être engagée s'il ne transmet pas volontairement l'état des risques ou s'il mentionne de fausses informations. Dans ce cas, le bailleur pourrait être condamné à verser des dommages et intérêts au locataire pour le préjudice subi (par exemple, des factures d'énergie plus élevées).

Pour éviter cela, il est recommandé de faire réaliser le DPE par un diagnostiqueur certifié et de vérifier son exactitude avant la mise en location. Le site DPE à La Roche-sur-Yon permet de trouver un professionnel qualifié.

Source : service-public.gouv.fr

Source : service-public.gouv.fr

Pour aller plus loin :

FAQ

Questions fréquentes

Puis-je vendre mon bien sans diagnostic ?+
Non, la vente d'un logement sans diagnostic obligatoire expose à l'annulation de la vente ou à des dommages et intérêts. Le dossier de diagnostic technique (DDT) doit être joint à la promesse de vente ou à l'acte de vente.
Que faire si un diagnostic est périmé au moment de la signature ?+
Si un diagnostic est périmé, il doit être actualisé avant la signature. Par exemple, l'état des risques doit être établi depuis moins de 6 mois lors de la première visite. Un diagnostic périmé peut entraîner la nullité de la vente ou du bail.
Puis-je établir moi-même l'état des risques ?+
Oui, l'état des risques peut être rempli directement par le propriétaire via un service en ligne. Toute méthode est valable dès lors que le document comporte toutes les informations requises par l'article R125-24 du code de l'environnement et qu'il est à jour.
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